
| Une incursion photographique dans les refuges cachés des chasseurs québécois |
| Trois-Rivières, le 15 octobre 2026 – Alors que s’amorce la saison de la chasse dans plusieurs régions du Québec, le Musée POP invite le public à découvrir Chasseur de cabanes, une exposition du photographe Claude Guérin présentée du 16 octobre 2026 au 21 mars 2027. Réunissant une soixantaine de photographies ainsi que deux films documentaires, l’exposition propose une exploration inédite de ces abris de chasse disséminés dans les forêts québécoises, témoins discrets d’une pratique profondément ancrée dans notre culture.Depuis plusieurs années, Claude Guérin s’intéresse aux habitats temporaires liés aux activités de plein air. Après avoir parcouru le Québec pour photographier les cabanes de pêche sur glace, il a entrepris, en 2017, un nouveau projet consacré aux caches et cabanes de chasse. De la Côte-Nord à l’Abitibi, en passant par la Mauricie et le Bas-Saint-Laurent, il a sillonné le territoire à la recherche de ces constructions souvent camouflées dans le paysage.« Chaque automne, des milliers de Québécois prennent le chemin des bois pour vivre la saison de la chasse, une tradition profondément enracinée dans notre culture. Avec Chasseur de cabanes, nous invitons le public à découvrir l’envers du décor : ces refuges discrets qui témoignent de l’ingéniosité, de la patience et du lien privilégié que plusieurs entretiennent avec le territoire. À travers le regard sensible de Claude Guérin, cette exposition met en lumière un patrimoine souvent méconnu qui raconte à sa façon l’histoire du Québec », souligne Michelle Bélanger, directrice générale du Musée POP. Les photographies présentées révèlent une architecture singulière, façonnée par les rigueurs du territoire et de ses occupants. Juchés dans les arbres ou installés au sol, rudimentaires ou soigneusement aménagés, ces abris traduisent autant l’imagination de leurs créateurs que leur volonté de se fondre dans l’environnement. ![]() « Après avoir photographié plus ou moins un millier de cabanes des pêcheurs à travers le Québec, je me suis mis depuis 2017 à la recherche de celles des chasseurs. Je visite donc à nouveau le Québec, cette fois pour y photographier dans les forêts leurs abris cachés. Juchés ou non dans les arbres, ceux-ci se doivent d’être discrets et dissimulés pour ne pas attirer l’attention des animaux convoités. À l’inverse des cabanes de pêche, ces abris sont dispersés sur le territoire et tendent, par leur couleur neutre, à disparaître dans le paysage », explique Claude Guérin. Deux œuvres cinématographiques accompagnent également le parcours de visite : Caches, de Nicolas Paquet, et Chasseur de cabanes, de Guy Lavigueur. Ces films offrent des perspectives complémentaires sur les liens qui unissent les chasseurs au territoire, tout en enrichissant la réflexion sur ces constructions éphémères qui ponctuent les forêts québécoises. À la croisée de la photographie, du patrimoine et de l’ethnologie, Chasseur de cabanes invite les visiteurs à porter un regard nouveau sur ces architectures discrètes qui racontent une facette méconnue de la culture populaire québécoise.L’exposition est présentée au Musée POP du 16 octobre 2026 au 21 mars 2027 et l’accès est gratuit. (Photos:André Bouchard: albp@sympatico.ca) (Source: C. Plourde: Communications: MUSÉE POP) |
