
L’artiste-peinte bien connue Francine Audet vient d’inaugurer sa quinzième exposition sous le thème Ordre & Chaos et ce, à la Galerie Fatrie 701 de Shawinigan, secteur Grand-Mère.
Ordre et Chaos
En fait, l’ordre et le chaos sont deux concepts fondamentaux, souvent vus comme opposés (structure vs. désordre), mais intrinsèquement liés et complémentaires, symbolisant la dualité entre la création et le néant, la stabilité et l’instabilité, où l’un ne peut exister sans l’autre, donnant naissance à la complexité et à l’organisation dans la nature, la psyché et la philosophie, comme le montrent les mythes de création et la théorie du chaos. (IA)
D’ailleurs, selon la conception de l’artiste, il est impossible de parler d’ordre sans chaos. De même, il est impossible de parler de chaos, si l’ordre n’existe pas. Les deux notions sont indissociables et complémentaires, l’ordre naît du chaos, le chaos est issu de l’ordre.
C’est pourquoi, il faut attendre, laisser maturer. Et puis, lors de la reprise, par un geste d’abandon (qui n’a plus rien à perdre) parfois, une naissance se manifeste. Un second moment où l’émotion, la connexion intérieure apparaissent. Alors une forme d’ordre, d’organisation se produit
Démarche artistique
Incidement, sa démarche artistique depuis une cnquantaine d’années, réside au coeur de son processus autant sur la recherche d’elle-même, c’est-à- dire une une quête de qui elle est, ainsi qu’une manifestation de son rapport au monde. Aussi, son approche entièrement heuristique, appelle « l’apparition » dans l’espace pictural, en utilisant ses facteurs structurants : gestes, couleurs, taches et lignes.
En somme, Francine Audet privilégie l’activité créatrice aux dépens de l’image, ainsi que la résonnance émotionnelle aux dépens de l’illusion ou de l’illustration.
Finalement, l’imprévisibilité, l’éphémère et l’arbitraire du devenir incessant s’y cachant sous la logique dissimulée des accidents et du hasard. C’est pourquoi, émotions, ressentis, connaissances et une part de son inconscient se révèlent à mesure que l’œuvre apparaît, rendant perceptible ce qui l’habite ainsi que sa vision du monde. L’ensemble de son travail témoignant à coup sûr une pulsion fondamentale qui, par le geste de peinture se voulant radical et premier, engendrant par le fait même l’inédit.

Sur la photo, nous pouvons distinguer l’artiste (à droite) en compagne de la directice artistique Gallia Julien- Myrand, lors de vernissage. (Site internet: factrie.com)
Soulignons que cette exposition ouverte évidement au public, se pouruivra juqu’au 25 octobre
(Photos-Reportage: André Bouchard: albp@sympatico.ca)