INAUGURATION DE TROIS EXPOSITIONS À LA PETITE PLACE DES ARTS

C’est en grande pompe en présence des tois artistes et des invités que la Petite Place des Arts de St-Mathieu du Parc, inaugurait récemment trois intéressantes expositions, tout en dévoilant sa programmation de la prochaine année 2022-2023.

D’abord, ce fut l’ouverture de l’exposition: S’arrêter pour regarder, de Françoise Legris.

Native de Saint-Élie-de-Caxton où elle vit présentement, Françoise Legris est diplômée en beaux-arts du Collège de Trois-Rivières et bachelière en design graphique de l’Université Laval à Québec. Après une carrière de directrice artistique en publicité à Montréal, elle retrouve ses crayons pour se consacrer au dessin.

Son atelier du Lac Plaisant l’accueille tous les matins, garni des objets du quotidien qui ont attiré son attention. Ce sont les traces de vivant au cœur de toute chose que l’artiste cherche à fixer sur le papier afin d’insuffler à ses natures mortes des lueurs de vie. Façonnés par l’humain ou par la nature, les objets se racontent.

Les séances de travail se transforment en périodes de méditation. Lentement, avec méthode et précision, l’œuvre émerge. Des couches successives de crayon, de poudre de graphite et l’aide précieuse de la gomme mie de pain permettent des progressions délicates de valeurs et de tonalités. Entre le noir et le blanc s’esquisse ainsi une réflexion sur la matière et l’obsolescence. Une série de dessins réalisés principalement avec la gamme de crayons Stadler Mars sur papier Canson, Arches et sur film Dura-Lar composent le corpus.

Puis,ce fut l’ouverture de l’exposition RUINES, de Guy Lapointe. jusuq’au 7 août 2022 dans l’Espace Café.

Amorcés au début des années 60, le déclin et les fermetures successives de nos monuments industriels ont laissé un paysage urbain morcelé et des bâtiments voués à de nouvelles fonctions. En 1987 et 1990 j’ai présenté deux documents photographiques illustrant cette période, « Shawinigan des années 80, vue par ses industries » et « Nos institutions en changement ».

Cet intérêt me vient sûrement du fait que dans mon histoire familiale mon grand-père, mon père et mes oncles ont été parmi ces bâtisseurs de cette page industrielle et que Shawinigan fut ce qu’elle est devenue. J’ai connu la fin de cette époque en travaillant comme étudiant à la Shawinigan Chemicals Ltd (Gulf) et BF GOODRICH par la suite.

Plus récemment mes errances photographiques m’amenèrent dans ce « no man’s land » qu’est devenu l’ancienne usine Belgo et me montrèrent la fin de quelque chose. L’urgence de capter photographiquement ce lieu, afin de témoigner de son existence, m’est apparue une évidence. Ainsi est né le projet RUINES.

Parfois je n’étais pas seul. Parmi mes rencontres, de simples curieux avides d’émotions, des pilleurs du temple à la recherche de trésors oubliés dans les confins de ces décombres ou encore ces artistes de l’éphémère qui, par leurs graffitis, apportent à notre regard, espoir et beauté sur ces murs abandonnés.

RUINES se veut, d’une certaine façon, un dernier hommage à cette époque industrielle et propose un regard nostalgique et critique sur la longue agonie du dernier bastion de cette ère. Inévitablement, une question sous jacente se pose au visionnement de ces images : « D’où vient-on et où va-t-on?

Ensuite,ce fut l’ouverture de l’exposition SUITE NORDIQUE, comme une musique, d’Hélène Goulet, jusqu’au 17 juillet dans la salle multifonctionnelle.

Née à Québec, Hélène Goulet poursuit son travail en création à Mont Saint-Hilaire. Elle a fait ses études àl ’École des Beaux-arts de Québec, a obtenu une licence d’enseignement des arts de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval et un baccalauréat en arts visuels de l’UQÀM. Boursière en peinture, volet soutien à la création, du Ministère des Affaires culturelles du Québec, en 1992, elle le fut également en peinture sur verre, en 1989. Elle présenta des expositions solos dans de nombreuses institutions et centres d’art au Québec, participa en 2019 à la 1ère édition du Festival d’art sacré, Le chant de la terre aux étoiles, à Senlis, en France et elle prit part à un grand nombre d’expositions collectives au Québec et en Ontario, en Europe et au Japon. Au mois d’août prochain, elle présentera une exposition solo à la Maison Paul-Émile Borduas, à Mont Saint Hilaire.

Honorée par quelques prix dont un Prix peinture du Musée des Beaux-arts de Mont Saint-Hilaire, en 2007, celui d’Excellence en arts visuels décerné par la Chambre de commerce et d’industrie de l’Est de l’Île de Montréal, en 2002. Elle reçut aussi celui d’Excellence en dessin à la 1ère édition de l’Exposition internationale d’art miniature de Ville-Marie, au Témiscamingue, en 1992. Ses œuvres font partie de collections publiques, corporatives et privées et elle est représentée par la Galerie d’Arts contemporains et la Galerie Cazeault, de Montréal.

Certes, une belle visite à faire à la Petite Place des Arts qui prséente les oeuvres d’artistes qui auraient davantage intérêt à se faire connaître parfois!

Site internet: lapetiteplacedesars.ca

(Photos: André Bouchard: albp@sympatico.ca)

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