DÉCÈS DE MICHEL LOUVAIN

DÉCÈS DE MICHEL LOUVAIN

(12 juillet 1937 –  ____________ 2021)

Montréal, le mercredi 14 avril 2021 – C’est avec une immense tristesse que nous vous informons du décès de monsieur MICHEL LOUVAIN (né Michel Poulin), fils de feu Ernest Poulin et de feu Jeannette Delisle.

Michel Louvain est décédé paisiblement ce soir dans son sommeil au Centre hospitalier de Verdun. Un cancer de l’œsophage avait été diagnostiqué au début du mois et il avait été aussitôt pris en charge par les équipes médicales compétentes.

Âgé de 83 ans, monsieur Louvain, laisse dans le deuil, son conjoint, Mario Théberge, partenaire privilégié des vingt-cinq dernières années, ses sœurs Thérèse Poulin (Rhéo Poulin), Ginette Poulin (Gaétan Dufresne) et Lucie Poulin (Jean-Guy Rousseau).

La famille, les amis et les collègues de monsieur Louvain tiennent à remercier les médecins et le personnel soignant du Centre hospitalier de Verdun pour leur accueil, les soins prodigués et leurs nombreuses attentions.

MICHEL LOUVAIN est né dans un milieu modeste, à Thetford Mines au Québec, en juillet 1937. Tout le prédestinait à une carrière dans la chanson, autant son physique et sa voix que sa prestance. Assuré d’un succès auprès des dames, il était bien loin de se douter qu’il marquerait le Québec d’une empreinte indélébile, lorsqu’en 1957, il a gravé Buenas Noches mi amor, un premier 78 tours, pour le label Apex.

Il s’est imposé, à force de travail et de sacrifices, comme le chanteur populaire et de charme que le Québec attendait. Il a toujours su se montrer à la hauteur de la grande considération que lui accordèrent, sans condition, ses fans de la première heure et auxquels il est demeuré soudé depuis près de 65 ans, et ceux, nombreux, glanés au fil des décennies. À la fin des années 1950, ils étaient bien jeunes, Michel et ses fans.
Il le disait souvent, avec un amour sans borne et une émotion sans cesse présente, nous avons vieilli ensemble.

À la fin des années 1950, Michel prend place dans le paysage musical, alors en profonde mutation, subissant la déferlante du rock’n roll. Consacré idole à chaque étape de sa prolifique carrière, il traverse les époques, les décennies, les modes, le nouveau millénaire, et ce, avec une rare et étonnante détermination, faisant fi, parfois, des railleries et visant sans relâche à satisfaire un public fidèle, amoureux et avide de chanson populaire. N’attend-on pas d’un chanteur populaire…. qu’il chante ? MICHEL LOUVAIN était l’incarnation même du chanteur de charme à succès qui se nourrit de ceux et de celles qui le suivent. Il avait cet immense respect pour ces fans qui venaient à sa rencontre, l’assurant invariablement d’une salle comble à chaque occasion.

Chanteur populaire et de charme dans la plus pure tradition, MICHEL LOUVAIN a incarné pendant plus de 65 ans, le marchand de bonheur que le Québec s’était choisi en 1957. Au fil de sa brillante carrière au long cours, qu’il a su mener avec brio, il a mérité tous les honneurs.

MICHEL LOUVAIN, c’est une discographie géante, témoin d’un passé artistique inégalé, de plus de 200 références en disques vinyle, CD, 45 tours, sans oublier quelques 78 tours lesquels, en tout respect, trahissent un peu effrontément son âge.

On s’arrachait Louvain et sa présence dans le paysage médiatique du Québec va créer un grand vide puisque, artiste d’exception, il était rassurant de le croiser, de l’entendre, de le savoir toujours là. Il nous reste un millier de chansons qui garnissent son répertoire enregistré, de nombreuses photos sur lesquelles resplendissent un certain sourire et quelques chemises fleuries, des nœuds papillons, des smokings et surtout des pantalons toujours fraîchement pressés. Sans oublier les souvenirs heureux de très nombreux spectacles dignes des meilleures revues américaines. Des souvenirs à profusion en chacun de nous.

Première grande vedette québécoise dont la carrière fut menée à l’américaine, MICHEL LOUVAIN est désormais, et plus que jamais, intemporel. LOUVAIN pour le Québec, c’est immense.

 Quand la radio joue cet air-là

Je me souviens d’avoir aimé un certain sourire

Qu’est-il resté des jours merveilleux de printemps?

De l’amour des cœurs adolescents?

( UN CERTAIN SOURIRE, 1960 )

(André Bouchard: albp@sympatico.ca)

NB: Communiqué de PRODUCTIONS MARTIN LECLERC

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