Doctorat honorifique remis à Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco

Un homme de cœur dévoué à la cause environnementale

Doctorat_Prince_Albert_II_Monaco_UdeS

(Photo: Service des Communications UdeS)

L’Université de Sherbrooke a honoré le Prince Albert II de Monaco en lui
décernant un doctorat honoris causa pour son engagement exemplaire dans la cause de l’environnement et dans la promotion du développement durable.
Dans une ambiance solennelle, le professeur Pierre Cossette, recteur de l’Université, a souligné la grande contribution du chef d’État monégasque dans la lutte contre les changements climatiques : « Par la remise de ce doctorat honorifique institutionnel, l’Université de Sherbrooke veut rendre hommage à un homme de cœur et un visionnaire qui se consacre sincèrement et activement, de manière souvent discrète, à la préservation de l’environnement et au développement durable. Les réalisations de Son Altesse le Prince Albert II de Monaco et les valeurs qui les sous-tendent nous rejoignent et nous inspirent. »
Touché par cette reconnaissance, le Prince Albert II s’est adressé à l’assistance en livrant un message  mobilisateur : « L’avenir de l’homme est en jeu. Nous sommes tous concernés, et je souhaite que toutes les personnes responsables se joignent à moi pour préserver notre planète. »
Interpellé par le défi climatique Albert II est né en 1958, à Monaco, petit État souverain de l’Europe de l’Ouest. Après des études en sciences politiques à l’Université d’Amherst Collège, au Massachusetts, et une formation militaire à bord du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc de la Marine nationale française, il entreprend une carrière sportive de haut niveau au sein de l’équipe nationale de bobsleigh. Il représente son pays à cinq reprises aux Jeux olympiques d’hiver, de 1988 à 2002. Le 6 avril 2005, à l’âge de 47 ans, il succède à son père, le Prince Rainier III, comme souverain de Monaco.
Tout en exerçant les nombreuses tâches inhérentes à son rôle de chef d’État, le Prince Albert II consacre personnellement beaucoup de temps et d’énergie à conscientiser la population mondiale aux enjeux planétaires. Parmi ses initiatives environnementales, il effectue deux expéditions scientifiques en milieu
polaire pour sensibiliser l’opinion mondiale aux conséquences du réchauffement climatique et pour donner une voix à la communauté scientifique. C’est ainsi qu’il atteint le pôle Nord en traîneau à chiens en 2006,
puis le pôle Sud en 2009, devenant du coup le premier chef d’État à réaliser un tel exploit. De son deuxième voyage naîtra le documentaire Antarctique 2009, continent en alerte.

Son action environnementale comprend aussi la création de la Fondation Prince Albert II de Monaco, mise sur pied en avril 2006. La mission de l’organisme est de soutenir la recherche et l’innovation en matière de développement durable selon trois grands axes : changements climatiques, biodiversité et gestion de l’eau.
À ce jour, la fondation a soutenu plus de 400 projets et versé plus de 51 millions d’euros (l’équivalent de 77 millions de dollars) à une centaine d’organisations menant des actions concrètes pour relever le défi climatique. Elle compte notamment une branche canadienne qui se consacre à des projets dans les régions
arctiques et subarctiques.
Une force tranquille, mais mobilisatrice
Selon le recteur, ce qui rend l’action du Prince Albert II d’autant plus honorable, c’est qu’elle est structurante et s’inscrit dans une perspective à long terme. En effet, le Souverain assume son rôle politique et diplomatique par un travail de fond, mais souvent loin des projecteurs.
« Par la remise d’un doctorat d’honneur au Prince Albert II, l’Université de Sherbrooke souhaite contribuer au mouvement que le Prince a lancé. Nous savons tous que des solutions existent présentement, et nous sommes convaincus qu’il faut aller plus loin, que d’autres solutions peuvent être développées de façon résolue, visionnaire et pragmatique. »
Par ailleurs, le recteur a tracé un parallèle entre les actions du Prince Albert II de Monaco et la mission que s’est donnée l’Université de Sherbrooke de mettre le développement durable et la préservation de l’environnement au cœur de sa réflexion.
L’Université de Sherbrooke constitue une référence québécoise en matière de formation appliquée en environnement et en développement durable. Elle compte ainsi 36 programmes de formation spécialisée et plus de 300 activités pédagogiques. Elle se démarque aussi sur le plan de la recherche et des installations, comme en témoigne son parc solaire, le plus grand du genre dans toutes les universités canadiennes.
Enfin, l’UdeS fait figure de pionnière grâce à ses réalisations, comme l’adoption de sa politique d’approvisionnement responsable, la mise en place de son programme de libre accès au transport en commun et le lancement de son plan de développement durable. Elle présente un bilan de développement durable exceptionnel qui la place en tête des universités canadiennes et parmi les établissements universitaires les plus dynamiques dans ce domaine.

(André Bouchard)

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